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In 1810, the Academy of St. Luke at Rome, gave Canova the title of Prince of the Academy, a distinction, which, for many years, had not been awarded to any artist. In his second journey to Paris, Canova received a very different reception to that he had met with, the first time he visited the Capital. It is true that he now came to preside at the carrying off the objects of Art which the fortune of arms had put in our power. The zeal he then displayed, to have returned to his country the masterpieces, which, for a long while, had been its ornaments, cannot be blamed; but, it will, perhaps, be allowed to recal that the haughtiness with which the artist fulfilled his diplomatic duties, drew upon him several annoyances, of which he thought proper to complain. The French Minister, to whom he addressed loud remonstrances, not appearing to adopt his reasons, the Italian adduced that in the present instance he was the Pope's Ambassador; you mean his Packer, replied his Excellency. But, on Canova's return to Rome, he was amply indemnified for the vexations he had experienced in Paris, by the honours of every kind, with which he was overwhelmed. The Academy of St. Luke went in a body to meet him. Pius VII received him in solemn audience, and delivered to him the diploma testifying his being inscribed in the Golden Book of the Capitol. He named him Marquis of Ischia, with an endowment of 3,000 Roman Scudi. Canova determined to consecrate the whole of this sum to the encouragement of the Arts. This great Statuary constantly made the noblest use of his splendid fortune. He founded five Annual Prizes in favour of the Italian Pupils of the Academy at Rome; and, during his whole life, he never desisted from assisting young artists both with his advice and his purse. One of the last occupations of his life was the building of a Church at Possagno, on the model of the Parthenon. This monument was not finished when he died; but, by his will, considerable sums are bequeathed for its completion.

The works executed by Canova, in the course of about thirty years, are immense. He has left 53 statues, 12 groups, 14 cenotaphs, 8 large monuments, 7 colossean figures, 2 groups of colossean size, 54 busts, 26 bassi-relievi; besides a number of unfinished works. It is certain however that Canova never let himself be assisted in those labours; and yet sculpture did not wholly absorb all his time: he painted also. There are 22 of his pictures known; the greater part of large size.

Canova died at Venice; October 13, 1822, aged 66 years. His heart was put in the Church of San Marco at Venice; his right hand was given to the Academy of Fine Arts of the same town, ond his body was transferred to Possagno, his native country. His obsequies were performed throughout Italy with the greatest pomp.

The Collection of Canova Works has been repeatedly engraved in France, in England, and in Italy. The Abbate Missirini, formerly Secretary to Canova, has published Memoirs of his Life under the title, Della Vita di Antonio Canova libri quattro, compilati da Melchior Missirini, prato 1824. The Angouleme Museum contains several statues by Canova, amongst others, two different groups, both representing Cupid and Psyche.

NOTICE

HISTORIQUE ET CRITIQUE

SUR

DOMINIQUE ZAMPIERI.

l'amitié

Parmi les élèves qui sortirent de l'illustre école de Bologne, trois peintres furent remarqués par leur talent et par qui les unit pendant long-temps. Guido Reni, François Albani et Dominique Zampieri, nés tous trois à Bologne, à trois années de distance, reçurent tous trois des leçons de dessin de Denis Calvaert, et tous trois passèrent ensuite à l'école des Carraches. Malgré cette continuité de principes uniformes, ils eurent chacun une manière différente, et il serait difficile peutêtre de dire laquelle mérite la préférence.

Dominique Zampieri, le plus jeune d'entre eux, naquit en 1581 on le destinait à l'étude des lettres, tandis que son frère Gabriel devait être peintre; mais le jeune Dominichino dessinait en cachette. Bientôt son père, apercevant les dispositions extraordinaires qu'il avait pour la peinture, se détermina à le placer chez le peintre Flamand Calvaert, où il resta peu de temps. Son maître l'ayant surpris dans un moment où il copiait un dessin du Carrache, son amour-propre en fut tellement blessé, que, se laissant emporter par la colère, it frappa rudement son élève. Cette scène inconvenante détermina Dominiquin à quitter sur-le-champ son maître pour aller se placer sous la conduite du Carrache, et il entraîna avec lui ses deux amis Guido et Albani.

Zampieri se fit remarquer par son assiduité à l'étude; il travaillait toujours à l'écart, et remporta le prix dans un concours où ses anciens camarades le regardaient comme peu dangereux. Cependant il n'avait pas le travail facile, opérait lentement, et ne prenait le crayon qu'après avoir long-temps médité : ses camarades le plaisantant sur cette lenteur, le nommaient le bœuf de la peinture. Annibal Carrache qui sentait tout son mérite, le défendit hautement en disant: Ce bœuf rendra son champ si fertile, qu'un jour il nourrira la peinture.

L'Albane ayant quitté Bologne pour aller à Rome, Dominique Zampieri ne tarda pas à l'y joindre. Il y fut employé d'abord par Annibal Carrache, qui était alors occupé à peindre la galerie Farnèse. C'est à Dominiquin qu'est due dans cette galerie l'emblème de la maison Farnèse, qui est une nymphe caressant une licorne. Cet essai fut bientôt remarqué; mais notre jeune peintre, toujours lent à concevoir, pensa être la victime de cette apparente incapacité, car malgré l'intérêt que lui portait le prélat Agucchia, il ne put lui faire obtenir la puissante protection du cardinal Agucchia son oncle, qui regardait Dominiquin comme un peintre inepte et tout-à-fait incapable. Cependant le prélat chargea son ami de faire un tableau de Saint Pierre délivré de prison, et le jour de la fête, on l'exposa dans l'église de Saint-Pierre-aux-Liens chacun l'admira et le crut de la main d'Annibal Carrache. Le cardinal Agucchia lui-même l'ayant beaucoup loué, son neveu lui apprit que c'était l'ouvrage de son jeune protégé.

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Le cardinal Édouard Farnèse, également satisfait de ce qu'il venait de voir, ordonna à Dominiquin de peindre en six tableaux l'histoire de saint Nil, pour orner l'abbaye de GrottaFerrata, qu'il venait de faire reconstruire. Zampieri avait alors 29 ans, Annibal Carrache venait de mourir, une partie de la succession de son maître lui échut, et il fut chargé de plusieurs grands travaux. Il peignit à Frescati dix tableaux pour l'his

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toire d'Apollon; puis, sous le pontificat de Paul V, il fut chargé de faire, pour l'église de la Charité, le tableau de la Communion de saint Jérôme, véritable chef-d'œuvre, pour lequel il ne reçut qu'une somme de 250 francs environ. Cet ouvrage fut regardé par Poussin comme digne d'être mis en parallèle avec la Transfiguration de Raphaël, et il excita la jalousie de quelques peintres contemporains. Lanfranc, le plus animé de tous, chercha à faire croire que Zampieri avait, dans son Saint Jérôme, copié le même sujet traité par Augustin Carrache pour la Chartreuse de Bologne; mais s'il est vrai que quelques réminiscences se soient emparées de la pensée du Dominiquin, on peut dire qu'il n'avait pas besoin de rien emprunter à d'autres, et que son génie lui suffisait. On en vit bientôt des preuves dans les différens tableaux qu'il produisit, tel que la Flagellation de saint André, qu'il fit pour l'église de Saint-Grégoire. Se trouvant là en concurrence avec Guido Reni, qui traita le même sujet dans le même monument, il eut la gloire de l'emporter sur son condisciple, plus âgé que lui de six années. On doit encore citer comme très remarquables le Martyre de sainte Agnès et la Vierge du Rosaire, puis l'histoire de sainte Cécile, qu'il peignit dans l'église de Saint-Louis-des-Français à Rome.

Zampieri revint ensuite à Bologne, où il épousa une femme remarquable par sa beauté, et qui lui servit souvent de modèle, mais dont le caractère hautain et intéressé lui occasiona par la suite des désagrémens, surtout lors de son séjour à Naples. Le cardinal Ludovisi étant devenu pape sous le nom de Grégoire XV; il rappela Dominiquin à Rome, et lui confia la direction des travaux du Vatican. Vers le même temps aussi notre peintre se trouva chargé par le marquis Giustiniani de peindre à Bassano l'histoire de Diane, puis les fameuses fresques de Saint-Charles Catenari, où il représenta les quatre Vertus cardinales, et enfin, dans la chapelle Bandini à l'église

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